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La chenille processionnaire du Chêne

Il n’y a pas que les pins ou sapin qui sont attaqués par la chenille processionnaire, les chênes sont également les victimes de ces nuisibles.  La chenille processionnaire du chêne (Thaumetopoea processionea) a fait une apparition plus sévères cette année dans notre village. Est-ce dû à la météo ? Mais qui dit pullulation une année, dit pullulations encore plus importantes l’année suivante….

Les papillons, nocturnes, traversent nos contrées entre juin et mi-septembre. C’est là qu’il faut agir avec des pièges à phéromones. Ainsi on peut éviter des accouplements. Sinon les femelles déposeront leurs pontes sur

sur de fines branches, au sommet des chênes bien dégagés et invisibles.

Au printemps viendra l’éclosion des œufs libérera des larves, cette étape dure environ deux à trois mois. Mais avant le débourrement des chênes (éclosion des bourgeons) le mal est déjà installé, les chenilles sont prêtes à tout engloutir.

Comme pour la chenille du pin, les chenilles vivent en colonie et se nourrissent la nuit sur le feuillage. Dans la journée elles se rassemblent sur les feuilles et les rameaux. Elles confectionnent un tissage de fils de soie très léger dans lequel elles s’abritent des prédateurs et qu’elles abandonnent à chaque mue.

 

Puis dès le soir venu, le manège recommence, elles gagnent le feuillage en procession ou en « troupeau », laissant derrière elles un réseau de fils.

 

En été, à la fin du cinquième stade larvaire, les chenilles tissent un nid plus résistant composé de fils soyeux mêlés de déjections et d‘exuvies (mues desséchées de chenilles).

 

Ce nid, plaqué sur les troncs et les branches maîtresses, peut atteindre une taille importante en période de pullulation (un mètre de long et plus). Il contient les tissages individuels renfermant les chrysalides. Les adultes apparaissent trente à quarante jours plus tard.

Les populations de chenilles évoluent par gradations au fil des ans. Entre deux pullulations, les chenilles peuvent rester très discrètes pendant de nombreuses années. Ce cycle dépend de nombreux facteurs tels que les parasites naturels, les maladies et les conditions. Un gel de printemps peut être à l'origine d'une mortalité importante de jeunes chenilles affamées et, a contrario, une sécheresse importante des chênes favorise l'environnement de la chenille qui préfère les peuplements clairs

Le cycle Biologique

Le cycle biologique de cet insecte est annuel. On peut le présenter schématiquement en 6 étapes :

 

1.Métamorphose des chrysalides en papillons. Le mâle et la femelle s'accouplent. Le mâle meurt un ou deux jours après. C’est le moment où nous pouvons lutter par piégeage avec les pièges à phéromones à suspendre dans les arbres.

2. La femelle s'envole et pond dans les fines branches au sommet des chênes bien dégagés. Puis elle meurt à son tour.

3. La processionnaire du chêne passe l'hiver sous forme d'œuf.

4. Eclosion des œufs avant le débourrement des chênes (apparition des jeunes feuilles).

5. Les chenilles construisent un abri en soie, sur les branches. puis elles passent par 5 stades larvaires.

6. Tissage d'un nid plus résistant plaqué sur le tronc ou les grosses branches charpentières pour le dernier stade larvaire. Ce nid va contenir les cocons. Les chenilles effectuent leurs nymphoses, et se transforment en chrysalides.

Des Techniques de lutte existent :

 

Contrairement à la chenille processionnaire du pin, la chenille processionnaire du chêne ne descend pas dans le sol pour hiberner, il est donc inutile d’installer des pièges autour des troncs

ATTENTION ! Quelle que soit la méthode envisagée, ne prenez pas de risques inutiles.
Consultez les professionnels agréés qui sauront vous proposer la solution la mieux adaptée à votre situation. Ils possèdent les équipements pour se protéger lors de la lutte mécanique et/ou pulvériser l'insecticide sur de grandes hauteurs.

Les chenilles processionnaires entraînent de graves réactions : elles sont munies de poils urticants, qui peuvent voler à plusieurs mètres des bestioles, ou être entraîner par le vent.

 

Les symptômes

  • Contact avec la peau : apparition dans les huit heures d'une éruption douloureuse avec de sévères démangeaisons. La réaction se fait sur les parties découvertes de la peau mais aussi sur d'autres parties du corps. Les poils urticants se dispersent aisément par la sueur, le grattage et le frottement ou par l'intermédiaire des vêtements.
  • Contact avec les yeux : développement après 1 à 4 heures d'une conjonctivite (yeux rouges, douloureux et larmoyants). Quand un poil urticant s'enfonce profondément dans les tissus oculaires, apparaissent des réactions inflammatoires sévères avec, dans de rares cas, évolution vers la cécité.
  • Contact par inhalation : les poils urticants irritent les voies respiratoires. Cette irritation se manifeste par des éternuements, des maux de gorge, des difficultés à déglutir et éventuellement des difficultés respiratoires dues à un bronchospasme (rétrécissement des bronches comme dans l'asthme).
  • Contact par ingestion : il se produit une inflammation des muqueuses de la bouche et des intestins qui s'accompagne de symptômes tels que de l'hypersalivation, des vomissements et des douleurs abdominales.

Une personne qui a des contacts répétés avec la chenille processionnaire présente des réactions qui s'aggravent à chaque nouveau contact. Dans les cas sévères, il peut y avoir un choc anaphylactique mettant la vie en danger (urticaire, transpiration, œdème dans la bouche et la gorge, difficultés respiratoires, hypotension et perte de connaissance).

La toxicité :

Les poils urticants se terminent en pointe et portent à leur extrémité de petits crochets. Ils se détachent facilement de la chenille lors d'un contact ou sous l'effet du vent, les promeneurs et les cyclistes peuvent également être affectés. Les poils sont longs de 0,2 à 0,3 millimètres. Cependant, chaque chenille possède des centaines de milliers de poils.

Par  leur structure particulière, ces poils s'accrochent facilement aux tissus (la peau et les muqueuses) y provoquant une réaction urticante par libération d'histamine (substance aussi libérée dans les réactions allergiques).

Les poils apparaissent sur les chenilles aux alentours de la mi-mai et jusqu’à la fin du mois de juin. Les poils restent présents, même après le départ des chenilles, car les nids restent également présents. Après des années, ces nids peuvent encore poser des problèmes.

Les animaux (par exemple les chiens) peuvent souffrir des poils urticants des chenilles.

MISE EN GARDE IMPORTANTE :

N'essayez en aucun cas d'éliminer vous-même les chenilles processionnaires. L'utilisation sans discernement d'insecticide ou de nettoyeur à haute pression peut créer davantage de problèmes. L'effet irritant des poils persiste plusieurs années après la disparition des chenilles. Quand le traitement anti-chenille(s) disperse des poils dans l'environnement, ces poils peuvent causer des problèmes pendant des années.

La lutte contre les chenilles processionnaires est une affaire de professionnels. La méthode la plus efficace consiste à brûler et aspirer les chenilles et leurs nids, de préférence tôt dans la saison quand les poils urticants ne sont pas encore développés.

Qu’est-ce qu’un produit phytosanitaire (ou phytopharmaceutique) :

D’après la définition, les produits phytosanitaires désignent les préparations contenant une ou plusieurs substances actives, ayant pour action de :

  • Protéger les végétaux ou produits végétaux contre tout organisme nuisible
  • Exercer une action sur les processus vitaux des végétaux (régulateur de croissance)
  • Assurer la conservation des végétaux
  • Détruire les végétaux indésirables

(Règlement CE N°1107/2009 –Article 2-1)

 

Ils sont composés de molécules chimiques (d’origine naturelle ou synthétique), et de co-formulant(s) (substance(s) utilisée(s) pour faciliter la manipulation, renforcer l’action de la ou des substances actives et sécuriser l’utilisation (colorants, stabilisants, vomitifs, solvants…)

Les produits phytosanitaires sont classés par type en fonction de leur usage :

  • Les herbicides contre les adventices autrement appelées « les mauvaises herbes »
  • Les fongicides contre les maladies cryptogamiques
  • Les insecticides contre les insectes ravageurs
  • Les acaricides, les molluscicides, les rodenticides, les nématicides, les taupicides, etc….

 

Leur manipulation et application ne sont pas sans danger. Des règles strictes sont à respecter pour la santé de l’utilisateur (protection intégrale à l’aide d’équipement de protection individuel : gants, masques, lunettes, combinaison, bottes, et douche immédiate après utilisation), et des personnes pouvant se trouver dans les parages ou passant sur la zone traitée sans avoir attendu un certain temps (obligation de prévenir par des panneaux d’interdiction de passage), et pour l’environnement (protection des points d’eau par ruissellement, interdiction de pulvériser en cas de vent, de pluie, température > à 28°C, application loin des fermes, des habitations, etc…).

Or, les produits phytosanitaires sont, avec les engrais, les deux principales sources de pollution des eaux superficielles et souterraines. En France métropolitaine, en 2007, on détecte des pesticides dans 91% des stations de mesure en eau superficielle et 59% en eau souterraine (données SOeS, 2010). Les risques pour la santé sont multiples, certains connus et documentés, d’autres moins étudiés et se révélant à plus long terme.

Outre les agriculteurs, les utilisateurs de produits phytopharmaceutiques sont les particuliers, les communes, les gestionnaires de voies de transport, et de terrain de sport.